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Face aux démolitions, défendons Villeneuve !

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Les habitants de Villeneuve se sont rassemblés le mercredi 28 septembre à 18h, à l'appel de l'Atelier Populaire d'Urbanisme (APU) pour dire non aux démolitions. Après un premier rassemblement devant le Patio, où il y a eu diverses prises de paroles de membre de l'APU, d'habitants et de soutien (Dal, Nuit Debout...), les habitants sont rentrés collectivement dans le Patio en scandant : "NON NON NON AUX DEMOLITIONS !".

Ils ont alors participé à un atelier de concertation du projet de rénovation urbaine mais aucun élu de la ville de Grenoble ou de la Métropole n'étaient présent. Les architectes de "Passagers des Villes" et le chef de projet du projet de rénovation urbaine Eric Ruiz ont tenté de présenter la démarche de co-construction. Mais il était clair que les habitants souhaitaient avoir des réponses à leur question. Eric Ruiz a confirmé que la démolition du 160 galerie de l'Arlequin est une décision actée (sans aucune concertation ni débat au conseil municipal ou métropolitain !) et que l'Etat a imposé des études concernant la démolition du 90 galerie de l'Arlequin.

Ces annonces, qui viennent confirmer les informations de l'Atelier Populaire d'Urbanisme (APU), ont provoqué un véritable tollé parmi les habitants. Il est clair que dans ces conditions, on ne peut pas parler de co-construction du projet ou de développement du pouvoir d'agir des habitants ! Pour faire face à ces décision, une mobilisation doit rassembler largement les habitants, les associations et les soutiens ! La mobilisation ne fait que commencer !

Face aux démolitions, Défendons Villeneuve

Depuis plus de dix ans, les habitants de Villeneuve luttent contre un projet de rénovation urbaine imposé. Dès 2012, ils ont créé un Atelier Populaire d'Urbanisme (APU) pour élaborer des propositions alternatives. En Février 2014, une nouvelle loi (loi Lamy) a imposé la "co-construction" des projets urbains tandis que la nouvelle équipe municipale de Grenoble a été élue pour favoriser la démocratie, la transparence et le pouvoir d'agir des habitants dans les projets d'urbanisme.

Pourtant, les habitants ont appris récemment que le préfet de l'Isère a imposé la démolition de l'immeuble du 160 Galerie de l'Arlequin. Des commerçants ont également reçu des lettres leur demandant de quitter leurs locaux qui vont être détruit. De plus, l'Agence Nationale de Rénovation Urbanisme (ANRU) impose à la municipalité des études en prévision de la démolition du 90 Galerie de l'Arlequin. Un véritable chantage est imposé par l'Etat au pouvoir local en conditionnant les ressources financières publiques à la réalisation des démolitions.

Nous déplorons la méthode, qui est contraire à la co-construction des projets urbains, et la pertinence des démolitions. Dans un contexte de raréfaction des ressources publiques, les démolitions sont inutiles, coûteuses et absurdes : il existe un besoin important de logement sur l'agglomération, le bâtit est globalement de bonne qualité et il est toujours possible de trouver de nouvelle affectation aux immeubles (par exemple une auberge de jeunesse). Si les ressources immédiates manquent, il est toujours possible de créer une affectation transitoire comme cela est conseillé par l'Union Européenne dans le cadre de son programme Urbact.

Nous demandons au conseil municipal de Grenoble de se positionner en faveur de l'arrêt des projets de démolitions au 160 galerie de l'Arlequin et de l'arrêt des études de démolition du 90 galerie de l'Arlequin.

Nous demandons au conseil municipal de Grenoble la mise en place d'une vraie co-construction pour le nouveau projet de rénovation urbaine, sans chantage de la part des institutions publiques.

Nous demandons des mesures immédiates pour améliorer les écoles, les commerces, les équipements, la culture et l'économie en particulier le travail des jeunes.