Villeneuve Plage est un évènement qui se déroule chaque été au sein du Parc Jean Verlhac de la Villeneuve de Grenoble qui consiste à se réapproprier l’espace public à travers des activités culturelles, éducatives, festives et conviviales.
Cet évènement initié par l’Atelier Populaire d’urbanisme (APU) est porté par le collectif inter associatif Villeneuve Debout. Il est rendu possible grâce à une démarche participative favorisant l’implication des partenaires, habitants et associations pour organiser des activités en soirée et week-ends qui s’adressent à tous les publics mixtes et intergénérationnelles.
Cette année, Villeneuve Plage sera l’occasion de fêter les 50 ans de la Villeneuve et participe à la démarche Grenoble Capitale Verte en respectant la charte éco évènement.
Cette initiative est ouvert à tou-t-es, Si vous souhaitez participer, vous pouvez nous contacter à planning(a)zaclys.net et contact@villeneuvedebout.org
La dernière rencontre a rassemblé le 7 mars l’AITEC, Next Planning, Pas Sans Nous, HALEM et Un Centre-Ville Pour Tous. Cette reprise de contact a permis de mesurer l’avancement et le renouvellement des initiatives.
Nous agissons, participons à ou accompagnons, dans divers territoires, des actions pour l’accès au droit au logement et au droit à la ville, des luttes contre la gentrification, les discriminations, les précarités et autres vulnérabilités & marginalisation ou exclusion (…). Nous proposons de faire le point collectivement sur les avancées de ces démarches communes et d’esquisser des pistes pour aller plus loin. La question centrale est bien centrée sur la coproduction de connaissances et de stratégies : comment nourrit-elle nos actions & nos campagnes de plaidoyer ?
Dans cette perspective nous proposons que les membres de ce petit groupe d’initiative sollicitent d’autres collectifs de leur connaissance, sur la base de l’intérêt qu’ils peuvent avoir à partager leurs expériences dans le sens des synergies à développer entre les luttes de terrain et des chercheur.e.s et/ou expert.e.s citoyen.nes.
La prochaine rencontre aura lieu le vendredi 17 juin 2022 – de 17:00 à 20h en préparation d’une journée ou demi-journée de séminaire au dernier trimestre 2022.
Plus d’infos : planning(a)zaclys.net
Le groupe de travail (l’AITEC, Next Planning, Pas Sans Nous, HALEM et Un Centre-Ville Pour Tous)
Suite à la profonde crise urbaine révélée par l’effondrement des immeubles de la rue d’Aubagne & les arrêtés de périls sur plusieurs centaines d’immeuble provoquant le délogement de milliers d’habitant-es, une nouvelle étape est en cours avec la planification d’opérations d’urbanisme visant à réhabiliter en profondeur des immeubles de plusieurs ilôts urbains à Marseille.
Ces opérations sont planifiées par une démarche intitulée « projet partenarial d’aménagement » (PPA) qui est un contrat associant la ville de Marseille, la Métropole, l’Etat et des sociétés d’aménagement. Grâce aux mobilisations, les mouvements d’habitants et les associations ont réussi à s’imposer au sein du comité de pilotage de la démarche sous la forme d’un collège des maîtrises d’usage.
Le lancement du collège des maitrises d’usage a eu lieu sous la forme d’un atelier populaire d’urbanisme (APU) qui s’est déroulé le 6 Juin 2022 dans la grande salle du CCO Velten à Belzunce rassemblant des habitant-es, étudiants et associations de différents quartiers concernés par les futurs aménagements. La composition du groupe était diversifié avec des habitants du parc social ou du parc privé dégradé (notamment de la cité Pottier à la Belle de Mai, Felix Piat et des habitants concernés par les delogements), des habitants propriétaires d’un logement au centre ville et des étudiants, enseignants chercheurs et quelques professionnels de l’urbanisme.
Les objectifs de la réunion étaient :
Réunir le collège des maitrises d’usage et informer sur le le PPA pour soutenir l’organisation collective des habitants
Réaliser un diagnostic partagé sur les ilots expérimentateurs au niveau du logement, de la végétalisation, des équipements, de l’espace public et des mobilités
Envisager collectivement les prochaines étapes
Déroulement de la rencontre
La rencontre a débuté par un mot d’introduction d’Hélène suivie d’une présentation d’un schéma du Plan Partenarial d’Aménagement (PPA) et du collège des maitrises d’usage par Stéphane et Carole.
Un premier tour de discussion s’est ouvert pour des demandes de clarification sur le rôle d’un atelier populaire d’urbanisme (démarche de co-construction, démarche au long cours…), des questionnements sur la démarche (d’où vient la commande ?) et diverses interventions portant pêle mêle sur l’Assistance à Maitrise d’Ouvrage à Noailles, la fabrique des taudis, le projet Euromed, les projets de démolitions à Eugène Pottier, la mixité sociale, le phénomène de spéculation foncière et immobilière, les délogements de population, les «squats » de migrants (…).
Pour cette première partie, les représentant de la ville, de l’Etat ou des bailleurs sociaux n’avaient pas été conviés. Il a d’ailleurs été rappelé que le collège des maitrises d’usage est avant tout une instance citoyenne qui vise à créer collectivement les conditions pour une participation des habitants aux projets d’aménagements et de réhabilitations des immeubles. Si cet espace peut permettre de créer les conditions d’un dialogue avec les institutions, c’est avant tout un lieu de construction d’une parole autonome des habitants et associations.
Pour la seconde partie de la rencontre, trois groupes se sont formés autour des maquettes d’un ilot à Noailles et deux ilots à la Belle de Mai. Chaque groupe avait pour objectif de réaliser un diagnostic partagé sur le logement insalubre, la végétalisation, les équipements, les espaces publics et la mobilité. Les participants pouvait utiliser des petits drapeaux de couleur pour localiser des immeubles insalubres, la présence ou l’absence d’espaces verts, d’équipements etc…Les habitants se sont appuyés sur leurs usages des lieux : connaissances de la localisation des logements insalures, rues végétalisées par les habitants, les espaces vacants où il serait possible d’installer des équipements, etc…
Une restitution a eu lieu permettant de faire ressortir des points précis sur chacun des ilôts. Ces restitutions ont été ponctuées par des interventions des membres d’Un Centre Ville pour Tous et de l’APU de Grenoble pour apporter des connaissances sur opérations d’urbanisme. A noter également la présence de deux professionnels de la ville de Marseille.
Plusieurs points importants sont ressorties de la restitution :
le besoin urgent d’équipements, d’espaces végétaliéss, d’espaces publics et de solutions de mobilité dans les quartiers concernés.
Défendre une réhabilitation des ilôts avec les habitant-es concernées par les opérations de démolitions et de délogement pour éviter qu’ils soient chassés de leurs quartiers.
Ouvrir le champ des possibles pour imaginer la ville voulue par les habitants notamment dans les espaces vacants et les immeubles vides.
Trouver un équilibre du fonctionnement du collège du matirise d’usage entre le soutien aux urgences (relogement, logement insalubre..), les mobilisations (contre les démolitions à Eugène Pottier, démolition de la Tour B de Felix Piat, Noailles…) et la construction d’une vision partagée de la ville qui s’inscrit dans le temps long.
Rappeler la différence entre le périmètre fixé par le PPA et celui du collège de maitrise d’usage qui est plus large (cf échanges autour de Felix Piat, lien entre le PPA et l’ANRU etc…).
S’appuyer sur les études existantes, les travaux d’étudiants, les diagnostics pour partager des connaissances existantes et co-construire à partir des usages des habitants.
En conclusion, il a été décidé d’organiser à l’automne 2022 des ateliers populaires d’urbanisme (APU) dans chaque ilôt concernés par les opérations d’urbanisme pour permettre à un maximum d’habitants de pouvoir donner son avis et formuler des propositions sur la réhabilitation des immeubles et des quartiers.
La ville se donne comme objectif de transformer les biens communs dont elle a la charge en « communs », et ce, en ouvrant leur gouvernance à l’ensemble des parties prenantes.
La ville cherche à être plus ouverte à la coopération avec les citoyen·nes et à prévenir toute forme de privatisation des biens communs.
La ville va proposer différents dispositifs pour permettre aux habitant·es de déterminer les enjeux sur lesquels iels désirent intervenir et coopérer en commun.
Les modalités de gestion de cette gestion commune seront déterminées au cas par cas dans une approche ad hoc.
Principe d’accessibilité et d’accompagnement au pouvoir d’agir
La ville s’engage à informer et à accompagner de façon transparente les habitant·es sur les dispositifs mis en place pour faciliter leur participation.
La ville s’engage à adapter les dispositifs pour que le plus grand nombre puisse y accéder.
Principe de valorisation de l’expertise citoyenne
La ville souhaite valoriser et protéger l’implication des habitant·es.
La ville proposera la signature d’un « pacte de coopération » qui précisera les modalités de coopération et les responsabilités individuelles et collectives.
La ville remettra un certificat attestant la contribution des personnes impliquées.
Principe d’innovation juridique
La ville souhaite créer des outils juridiques pour permettre l’implication de toute personne volontaire.
Principe d’administration coopérative
La ville mettra en oeuvre une gouvernance coopérative et horizontale où élu·es, agent·es et habitant·es écrirons ensemble leur « municipalité en commun ».
La ville diffusera la pratique de « commoning » au sein des services de son administration.
Principe de contribution
La participation citoyenne et les initiatives viendront compléter l’action de l’administration publique sans s’y substituer.
Principe de respect des communs
Par la mise en place de ces différents dispositifs, la ville crée un terrain favorable aux communs.
La ville s’engage à mettre en synergie les initiatives et des communs qui croisent ses compétences municipales.
Affiche de la journée d’action du 26 et 27 Mars 2022
Pour la troisième fois, nous appelons à une Journée d’action pour le logement cette année. Nous sommes – la Coalition européenne d’action pour le droit au logement et à la ville (EAC): un réseau fondé en 2013 et composé de 31 organisations de 19 pays européens .
L’année dernière, lors de la Journée d’action pour le logement 2021, 75 actions ont eu lieu dans 68 villes [https://housingnotprofit.org/housing-action-day-2011/]. Malgré la pandémie et les mesures de confinement, un mouvement populaire européen s’est coordonné pour exprimer ses revendications légitimes pour le droit au logement et à la ville.
Le logement est au centre de toutes les grandes questions sociales de notre époque. Il est lié à la santé publique, au changement climatique et aux inégalités sociales, raciales et de genre de multiples façons. Cela s’étend au droit à l’espace public (droit d’accès et droit de décider de sa transformation) dans les villes et dans les zones rurales. Ces dernières années, les mouvements sociaux axés sur le droit au logement, à la ville et, plus globalement, à la terre, considèrent que les processus démocratiques de décision doivent être au cœur de la transformation et de l’accessibilité de l’espace. Cette mobilisation implique une grande variété de formes d’action qui ont donné lieu à de nombreux succès concrets. La demande massive des Berlinois pour exproprier les grands propriétaires, socialiser le parc immobilier et lutter contre la financiarisation en est un bon exemple.
Et pourtant, alors que les divisions sociales et la redistribution des richesses du bas vers le haut s’accroissent de manière erratique, les gens subissent des réductions de leurs revenus ou sont de plus en plus privés d’opportunités et de conditions de travail décentes. Le coût de la vie continue d’augmenter, de même que les coûts énergétiques qui montent en flèche. Les coûts du logement augmentent en permanence (loyers et acquisition), sans réelle réponse politique. Les privatisations massives et les politiques néolibérales qui se poursuivent depuis des décennies continuent d’être une véritable atteinte à la dignité humaine. Les gouvernements de toute l’Europe continuent de favoriser les profits des investisseurs au détriment des droits humains fondamentaux. Nous ne pouvons pas rester silencieux !
Malgré la crise exacerbée par la pandémie, la situation s’est aggravée. La campagne #stayhome a révélé un niveau de cynisme difficile à accepter. Les symptômes que nous observons peuvent être différents dans nos régions, tout comme l’objet de nos luttes. Mais les causes sont les mêmes : c’est la propriété privée, c’est la politique infiltrée par le lobby, c’est l’inégalité croissante. En bref, c’est le capitalisme. 2021 n’a été qu’une année de plus d’expulsions de locataires et de petits propriétaires, d’augmentation du coût du logement et de gentrification, d’augmentation du nombre de sans-abri, de marginalisation des populations racisées et à faibles revenus, de destruction des modes de vie alternatifs, de privatisation des terres et des logements, d’accaparement des terres et de déplacement des communautés indigènes et d’urbanisme terne au seul profit du capital.
Le 31 mars marque la fin du moratoire hivernal sur les expulsions dans plusieurs pays européens. Mais cette année, c’est aussi la date d’une éventuelle expulsion du Collectif Zone Neutre Occupation KBC à Bruxelles, un ancien bâtiment bancaire occupé à quelques centaines de mètres du quartier européen – ainsi que d’autres squats de personnes sans-papiers. Le Collectif Zone Neutre Occupation KBC héberge aujourd’hui environ 200 personnes avec différentes situations légales précaires, luttant à la fois pour leur droit au logement et pour le droit de rester et de travailler en Belgique. Ce cas représente parfaitement l’état actuel des choses en reliant les luttes pour la liberté de circulation et la liberté de séjour. Nous condamnons profondément ce projet d’expulsion et nous sommes pleinement solidaires du collectif. Surtout dans l’ombre des mouvements d’extrême droite qui émergent dans le monde entier, nous devons unir nos luttes avec toutes les personnes qui se battent contre toutes sortes d’injustices systémiques.
Nous demandons : – Une variété de modèles de logement alternatifs libres des forces du marché qui permettraient un monde sans expulsions ; – Une propriété socialisée des logements et des terrains ; – La réquisition des bâtiments vacants et la diminution totale du nombre de sans-abri ; – Les ressources nécessaires pour construire des logements de haute qualité et neutres pour le climat, qui profitent aux gens et non à la nouvelle industrie “verte” ; – Une pratique de planification radicale et populaire. Pas de démolitions inutiles. – Un droit sans frontières à la circulation, au logement et à l’espace public ;
Nous voulons un changement systémique qui permettra tout cela.
Les 26 et 27 mars, rejoignez la Journée d’action pour le logement 2022 et faites entendre nos revendications !