Journée mondiale du Droit à la Ville : se réapproprier le Droit à la Ville par la Communalisation

Se réapproprier le Droit à la Ville par la Communalisation

Déclaration de la PGDV à l’occasion de la Journée Mondiale pour le Droit à la Ville (31 octobre 2022)

Nous, organisations de la société civile et des gouvernements locaux, appelons à la réalisation du droit à la ville, à travers la mise en œuvre de pratiques de communalisation.

Comme souligné lors de la Journée Mondiale de l’Habitat, les inégalités croissantes constituent un obstacle évident à la concrétisation des droits humains et à la réalisation de villes et d’établissements humains justes, diversifiés et pleinement accessibles à tous et toutes. La lutte contre ces inégalités, dans leurs dimensions intersectionnelle et spatiale, devrait être la priorité absolue de tous les programmes gouvernementaux. Pour cela, il est urgent de repenser en profondeur les modèles actuels du développement économique, passant d’une logique basée sur la maximisation des profits et la marchandisation des ressources clés à des modèles qui favorisent la mise en commun pour le bien-être de nos communautés.

La création, la protection et la gestion partagée des biens communs et de leurs bénéfices (avec ou sans implication de l’État) gagnent en légitimité et en force grâce à des initiatives à travers le monde. Ces initiatives sont une réponse et une opposition claire aux tendances à la privatisation et au profit et à la concentration croissante du pouvoir et des ressources. Entendus à la fois comme ressources (matérielles ou immatérielles) et pratiques sociales, les Communs sont au cœur du nouveau Droit à la Ville et des mouvements et agendas municipalistes. En tant que stratégie, les pratiques des communs sont des outils concrets pour mettre la fonction sociale et environnementale au-dessus de l’accumulation, de la privatisation et de la spéculation (à travers, par exemple, les fiducies foncières communautaires et les coopératives), garantissant un accès et des avantages égaux à tous et toutes. Elles représentent en même temps une opportunité prometteuse d’expérimenter de nouvelles formes de collaboration public-collectivité (prestation de services, équipements culturels, etc.) et de renforcer la démocratie directe et participative.

S’appuyant sur le leadership historique de la société civile dans la protection et la gestion des biens communs et dans la préparation du terrain pour des pratiques du faire en-commun, les gouvernements dans différents domaines peuvent jouer un rôle majeur dans la promotion de ces pratiques, à travers trois axes d’actions clés:

  • Respecter et faire confiance : donner aux initiatives de communalisation les espaces et les outils nécessaires pour qu’elles puissent se développer et éliminer les obstacles potentiels (juridiques, réglementaires, financiers, politiques, comportementaux);
  • Protéger : protéger les initiatives de communalisation (et les personnes impliquées) contre d’éventuelles blocages et représailles en cas d’adversité;
  • Réaliser : s’assurer que les pratiques de communalisation agissent effectivement comme des instruments pour atteindre plus d’équité et d’égalité. Le commun doit être intrinsèquement féministe, antiraciste, anti-validiste, anti-âgisme, intergénérationnel et aligné sur l’émancipation et l’autonomie des personnes traditionnellement marginalisées et exclues.

Il est essentiel de noter que l’engagement citoyen et la gestion sociale n’impliquent pas que l’État se retire de ses engagements et obligations en matière de droits humains pour lutter contre les inégalités structurelles. Au contraire, l’Etat doit garantir le maximum de ressources et un soutien continu. De plus, le soutien aux pratiques de communalisation devrait s’accompagner de formes de régulation qui favorisent l’essor de l’espace politique des communs, tout en freinant la financiarisation de nos villes et territoires issue des pratiques prédatrices du secteur privé, et en rééquilibrant progressivement les rapports de force inégaux entre les grandes entreprises multinationales et les communautés locales.

Par conséquent, en cette Journée Mondiale pour le Droit à la Ville, les organisations de la société civile et les gouvernements locaux revendiquent collectivement la communalisation comme un changement de paradigme et un tremplin pour la réalisation du droit à la ville.

Plus d’infos : https://www.right2city.org/2022-urban-october-reclaiming-the-right-to-the-city-through-commoning/

Journée Mondiale de l’Habitat 2022 et Urban October

Comme chaque premier lundi du mois d’octobre, c’est la journée mondiale de l’habitat ! C’est également le jour de lancement de la campagne Octobre Urbain qui est une occasion de prendre part à la conversation sur les défis et les opportunités de la défense de nos droits humains liés à l’habitat.

Le mois commence avec la Journée Mondiale de l’Habitat, le premier lundi du mois, le 5 octobre 2022, et se termine avec la Journée Mondiale pour le Droit à la Ville, le 31 octobre.

Comme chaque année, nous organisons des activités dans le cadre de ces journées mondiales afin de sensibiliser aux droits de l’homme liés à l’habitat, et notamment l’assemblée générale de notre association AG DE NEXT PLANNING le LUNDI 3 OCTOBRE A 18H AU 120 GALERIE DE L’ARLEQUIN 38100 GRENOBLE (sur inscription par mail : planning@zaclys.net)

Vous pouvez également suivre la conversation sur les réseaux sociaux avec le hashtag #WorldHabitatDay et #UrbanOctober

Présentation de la campagne « Urban October »

31 jours pour promouvoir un meilleur futur urbain

L’urbanisation présente certaines des opportunités et des défis les plus importants dans le monde d’aujourd’hui. Les villes sont des pôles de croissance et de développement économiques, mais elles sont également confrontées à des défis démographiques, environnementaux, économiques et sociaux.

L’Agenda des Nations Unies pour le développement durable et l’objectif de développement durable (ODD) 11 – rendre les villes inclusives, sûres, résilientes et durables – identifie l’urbanisation durable comme l’une des principales priorités du développement mondial. L’adoption du Nouvel agenda urbain par les Nations Unies en 2016 a vu les gouvernements nationaux et locaux du monde entier s’engager sur une voie transformationnelle pour faire de l’ODD 11 une réalité.

En impliquant toutes les parties prenantes, les villes ont la capacité d’exploiter le changement transformationnel et d’améliorer la vie de leurs habitants. Cependant, dans de nombreux contextes, les villes n’ont pas la capacité d’opérer ce changement. Veiller à ce que les villes disposent du pouvoir, des compétences et des outils nécessaires pour relever les défis posés par l’urbanisation est devenu une question mondiale urgente.

L’Octobre urbain est né dans le but de sensibiliser, de promouvoir la participation, de générer des connaissances et d’impliquer la communauté internationale dans la création d’un avenir urbain meilleur.

Chaque mois d’octobre, ONU-Habitat et ses partenaires organisent un mois d’activités, d’événements et de discussions sur la durabilité urbaine. L’Octobre Urbain est une opportunité pour les personnes du monde entier de se joindre à la conversation sur les défis et les opportunités créés par les villes et villages en évolution rapide. Les gouvernements nationaux et locaux, les universités, les organisations non gouvernementales, les communautés et autres personnes intéressées par l’urbanisation durable sont encouragés à organiser ou à participer à des activités, des événements et des discussions.

L’Octobre urbain commence avec la Journée mondiale de l’habitat le premier lundi d’octobre et se termine avec la Journée mondiale des villes le 31 octobre. Les activités pour commémorer l’Octobre urbain ne se limitent pas à ces journées spécifiques, mais se déroulent dans le monde entier tout au long du mois. Chaque année, différentes villes accueillent les célébrations mondiales de la Journée mondiale de l’habitat et de la Journée mondiale des villes.
En engageant toutes les parties prenantes, les villes peuvent exploiter un changement transformateur et assurer une vie meilleure pour tous dans un monde qui s’urbanise

Objectifs:

Notre objectif est de réunir des représentants de divers gouvernements locaux, de ceux des mégapoles à ceux des villes moyennes et petites, pour discuter de leurs défis actuels et des moyens de lutter contre les inégalités croissantes. Comprendre comment réduire l’écart entre les pauvres urbains, les zones rurales et urbaines, ainsi qu’entre les différents quartiers au sein des villes.

Résultats attendus:
-Soulever la question des inégalités, écouter les expériences passées des marginalisés et comprendre les avantages transversaux que l’inclusion a pour l’ensemble de la société, ainsi que ses résultats.
-Encourager les gouvernements à tous les niveaux à institutionnaliser les canaux de dialogue avec ceux qui ont tendance à être laissés pour compte.
-Promouvoir la gouvernance à plusieurs niveaux au niveau horizontal entre les gouvernements, la société civile et les communautés.

Cycle de l’université populaire sur l’écoquartier populaire

Grandir et Habiter à la Villeneuve

Des habitants et associations de la Villeneuve réunis au sein de l’Université Populaire ont organisé un cycle de rencontres à propos du projet d’écoquartier
populaire menée par les institutions dans le cadre du renouvellement urbain. L’objectif est de construire une analyse partagée avec les habitant-es, faire des propositions pour améliorer la vie quotidienne et envisager ensemble l’avenir à la Villeneuve.

L’Université populaire de la Villeneuve est un espace de réflexion et de discussion rassemblant des habitant-es et des associations de la Villeneuve, ouvert à tou-te-s. Cet espace s’inscrit dans les actions menées par le collectif interassociatif Villeneuve Debout. A la suite du demande qui a émergée dans les permanences de l’Atelier Populaire d’Urbanisme (APU) (tous les mercredis de 17h à 19h au Bocal 1) un groupe d’habitant-es et d’associations ont décidé de travailler sur la thématique de l’écoquartier populaire.

D’une part, l’objectif est de mieux comprendre ce que les pouvoirs publics souhaitent faire sur le quartier, et d’autre part, il s’agit de récolter et regrouper les envies et besoins des personnes qui habitent à la Villeneuve pour montrer les points d’opposition et de convergence entre les deux. L’idée est que l’on puisse faire des propositions qui viennent des habitant-es et usager-ères de la Villeneuve. Le projet de renouvellement urbain doit être au service des habitants pour améliorer la vie quotidienne.

Au printemps 2021, une première rencontre de l’Université populaire a permis de décrypter la signification des termes d’“écoquartier” et de
“populaire”, avec l’appui de deux chercheurs impliqués dans un projet de recherche-action. Le comité d’animation a ensuite décidé d’aller à la rencontre des habitants pour recueillir leurs avis et propositions.

3 questionnaires ont été élaborés pour récolter les points de vues sur les thématiques qui ressortaient de la première séance : habiter à la Villeneuve, grandir à la Villeneuve et s’adapter au changement climatique à la Villeneuve. L’objectif était de partir des préoccupations quotidiennes pour aborder la question de l’écoquartier populaire. Après avoir recueilli une 50aine de réponses, deux séances de lecture et de discussion autour des réponses ont eu lieu en mai 2022 pour discuter des résultats à partir de la méthodologie de l’enquête conscientisante et de la recherche-action participative.

Voici une première synthèse de ce cycle de l’Université Populaire sur l’écoquartier (printemps 2022). Ces premiers résultats seront présentés à la fête de quartier 2022 puis diffusés largement pour construire les prochaines séances de l’université populaire à l’automne 2022.

En partenariat avec Villeneuve Debout, avec le soutien de Grenoble Capitale Verte 2022.

Requalification des espaces publics de la Villeneuve

Suite au cycle de l’Université Populaire sur l’écoquartier (printemps 2022), un groupe s’est consacré à la mise en place d’une initiative participative, inspirée des méthodes du placemaking, pour réfléchir à la requalification des espaces publics de la Villeneuve.

Cette initiative s’inscrit dans le contexte de l’arrivée d’une nouvelle équipe de paysagiste pour travailler sur le devenir du parc Jean Verlhac. Une présentation de cette nouvelle équipe a eu lieu le mardi 6 septembre 2022 en salle 150.

Nous avons suivi une démarche inspirée du place making. C’est une théorie qui propose d’aménager, de rénover ou de réhabiliter la ville en partant des façons dont les personnes utilisent les espaces, et des besoins ou envies qu’elles ont. Nous avons récolté la parole de ces habitant·es et usager·ères des lieux sous la forme de petits papiers. Les personnes pouvaient écrire le(s) mot(s) qu’elles voulaient, ou nous le faisions pour elles. Nous avons rencontré une cinquantaine de personnes au total et avons collecté une cinquantaine de mots.

Nous sommes allé·es à la rencontre des personnes qui se trouvaient autour du lac et dans la crique centrale. Nous avons discuté avec elles et leur avons demandé si elles aiment ces endroits, comment elles s’y sentent, ce qu’elles y font, ce qu’elles aimeraient changer. Une synthèse est en cours d’écriture.

Ce travail va se poursuivre dans les prochaines semaines et nous allons travaillé sur d’autres espaces publics. Ces démarches pourront contribuer aux réflexions menés par la nouvelle équipe en charge du devenir du  parc de la Villeneuve (agence de paysage HYL choisie notamment pour sa sensibilité à l’histoire de la Villeneuve et à ses qualités patrimoniales).

Si vous êtes intéressé-es, n’hésitez pas à nous contacter par mail à planning(a)zaclys.net ou rejoindre le groupe Télégram dédié au Placemaking.

Renforcer le liens entre recherche, expertise et mouvements d’habitant-es

Dans la suite des réflexions sur les liens entre recherche, expertise citoyenne et mouvements d’habitant.e.s engagées en novembre 2020, nous poursuivons nos réflexions et échanges afin d’aller plus loin dans une élaboration commune de pistes et modes d’action.

La dernière rencontre a rassemblé le 7 mars l’AITEC, Next Planning, Pas Sans Nous, HALEM et Un Centre-Ville Pour Tous. Cette reprise de contact a permis de mesurer l’avancement et le renouvellement des initiatives.

Nous agissons, participons à ou accompagnons, dans divers territoires, des actions pour l’accès au droit au logement et au droit à la ville, des luttes contre la gentrification, les discriminations, les précarités et autres vulnérabilités & marginalisation ou exclusion (…). Nous proposons de faire le point collectivement sur les avancées de ces démarches communes et d’esquisser des pistes pour aller plus loin. La question centrale est bien centrée sur la coproduction de connaissances et de stratégies : comment nourrit-elle nos actions & nos campagnes de plaidoyer ?

Dans cette perspective nous proposons que les membres de ce petit groupe d’initiative sollicitent d’autres collectifs de leur connaissance, sur la base de l’intérêt qu’ils peuvent avoir à partager leurs expériences dans le sens des synergies à développer entre les luttes de terrain et des chercheur.e.s et/ou expert.e.s citoyen.nes.

La prochaine rencontre aura lieu le vendredi 17 juin 2022 – de 17:00 à 20h en préparation d’une journée ou demi-journée de séminaire au dernier trimestre 2022.


Plus d’infos : planning(a)zaclys.net

Le groupe de travail (l’AITEC, Next Planning, Pas Sans Nous, HALEM et Un Centre-Ville Pour Tous)

Journée d’action pour le logement 2022 – 26 et 27 mars

Affiche de la journée d’action du 26 et 27 Mars 2022

Pour la troisième fois, nous appelons à une Journée d’action pour le logement cette année. Nous sommes – la Coalition européenne d’action pour le droit au logement et à la ville (EAC): un réseau fondé en 2013 et composé de 31 organisations de 19 pays européens .

L’année dernière, lors de la Journée d’action pour le logement 2021, 75 actions ont eu lieu dans 68 villes [https://housingnotprofit.org/housing-action-day-2011/]. Malgré la pandémie et les mesures de confinement, un mouvement populaire européen s’est coordonné pour exprimer ses revendications légitimes pour le droit au logement et à la ville.

Le logement est au centre de toutes les grandes questions sociales de notre époque. Il est lié à la santé publique, au changement climatique et aux inégalités sociales, raciales et de genre de multiples façons. Cela s’étend au droit à l’espace public (droit d’accès et droit de décider de sa transformation) dans les villes et dans les zones rurales. Ces dernières années, les mouvements sociaux axés sur le droit au logement, à la ville et, plus globalement, à la terre, considèrent que les processus démocratiques de décision doivent être au cœur de la transformation et de l’accessibilité de l’espace. Cette mobilisation implique une grande variété de formes d’action qui ont donné lieu à de nombreux succès concrets. La demande massive des Berlinois pour exproprier les grands propriétaires, socialiser le parc immobilier et lutter contre la financiarisation en est un bon exemple.

Et pourtant, alors que les divisions sociales et la redistribution des richesses du bas vers le haut s’accroissent de manière erratique, les gens subissent des réductions de leurs revenus ou sont de plus en plus privés d’opportunités et de conditions de travail décentes. Le coût de la vie continue d’augmenter, de même que les coûts énergétiques qui montent en flèche. Les coûts du logement augmentent en permanence (loyers et acquisition), sans réelle réponse politique. Les privatisations massives et les politiques néolibérales qui se poursuivent depuis des décennies continuent d’être une véritable atteinte à la dignité humaine. Les gouvernements de toute l’Europe continuent de favoriser les profits des investisseurs au détriment des droits humains fondamentaux. Nous ne pouvons pas rester silencieux !

Malgré la crise exacerbée par la pandémie, la situation s’est aggravée. La campagne #stayhome a révélé un niveau de cynisme difficile à accepter. Les symptômes que nous observons peuvent être différents dans nos régions, tout comme l’objet de nos luttes. Mais les causes sont les mêmes : c’est la propriété privée, c’est la politique infiltrée par le lobby, c’est l’inégalité croissante. En bref, c’est le capitalisme. 2021 n’a été qu’une année de plus d’expulsions de locataires et de petits propriétaires, d’augmentation du coût du logement et de gentrification, d’augmentation du nombre de sans-abri, de marginalisation des populations racisées et à faibles revenus, de destruction des modes de vie alternatifs, de privatisation des terres et des logements, d’accaparement des terres et de déplacement des communautés indigènes et d’urbanisme terne au seul profit du capital.

Le 31 mars marque la fin du moratoire hivernal sur les expulsions dans plusieurs pays européens. Mais cette année, c’est aussi la date d’une éventuelle expulsion du Collectif Zone Neutre Occupation KBC à Bruxelles, un ancien bâtiment bancaire occupé à quelques centaines de mètres du quartier européen – ainsi que d’autres squats de personnes sans-papiers. Le Collectif Zone Neutre Occupation KBC héberge aujourd’hui environ 200 personnes avec différentes situations légales précaires, luttant à la fois pour leur droit au logement et pour le droit de rester et de travailler en Belgique. Ce cas représente parfaitement l’état actuel des choses en reliant les luttes pour la liberté de circulation et la liberté de séjour. Nous condamnons profondément ce projet d’expulsion et nous sommes pleinement solidaires du collectif. Surtout dans l’ombre des mouvements d’extrême droite qui émergent dans le monde entier, nous devons unir nos luttes avec toutes les personnes qui se battent contre toutes sortes d’injustices systémiques.

Nous demandons :
– Une variété de modèles de logement alternatifs libres des forces du marché qui permettraient un monde sans expulsions ;
– Une propriété socialisée des logements et des terrains ;
– La réquisition des bâtiments vacants et la diminution totale du nombre de sans-abri ;
– Les ressources nécessaires pour construire des logements de haute qualité et neutres pour le climat, qui profitent aux gens et non à la nouvelle industrie “verte” ;
– Une pratique de planification radicale et populaire. Pas de démolitions inutiles.
– Un droit sans frontières à la circulation, au logement et à l’espace public ;

Nous voulons un changement systémique qui permettra tout cela.

Les 26 et 27 mars, rejoignez la Journée d’action pour le logement 2022 et faites entendre nos revendications !

Sans-abrisme, droit au logement… Les attentes des associations européennes de locataires en marge de la Présidence française UE

Source : https://www.aefinfo.fr/depeche/668264

👉 Voire la video https://fb.watch/br50N8dc1C/

Des associations de locataires et des organisations européennes de lutte contre le sans-abrisme, réunies au sein de l’Alliance Internationale des Habitants, ont fait part, lundi 21 février, de leurs revendications en matière de droit au logement. Elles espèrent être entendues dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne, qui sera marquée par une rencontre ministérielle sur la lutte contre le sans-abrisme, le 28 février, puis par une seconde réunion autour de la construction neuve et de la rénovation énergétique, du 7 au 8 mars.

La lutte contre le sans-abrisme, la construction de logements abordables ou encore la rénovation thermique seront au cœur des échanges de la Présidence française de l’Union européenne, lors des deux prochaines semaines. Une présidence scrutée par les membres de l’Alliance internationale des habitants, qui ont fait part de leurs doléances, le 21 février 2022, afin de « préparer » la rencontre des ministres européens du logement, le 28 février, sur l’éradication du sans-abrisme, puis celle prévue à Nice les 7 et 8 mars au sujet du logement neuf et de la rénovation », indique Cesare Ottolini, coordinateur global de l’AIH.

Cette dernière espère que ces deux réunions ministérielles permettront de « réellement prendre en compte » la résolution du Parlement européen adoptée en janvier 2021. Celle-ci appelle l’Union européenne et ses États membres à considérer l’accès au logement comme « un droit humain fondamental » et à inscrire cette devise dans les législations nationales et européennes.

Feuille de route européenne sur le sans-abrisme

Eddie Jacquemart, président de la Confédération National du Logement, redoute que la concrétisation de cette résolution ne figure pas parmi les priorités de la Présidence française de l’Union européenne pour le logement. « Nous avons été invités à une consultation par le cabinet de la ministre en charge du Logement [Emmanuelle Wargon] pour savoir ce qui était inscrit à l’ordre du jour de ces deux rencontres. À notre grand désespoir, elles ne partiront pas de la résolution du Parlement européen mais d’un tour de table des situations de chaque pays en matière de logement », regrette-t-il. S’il n’attend « pas grand-chose » de ces entrevues ministérielles, le président de la CNL appelle, au niveau européen, à « la mobilisation pour éviter les expulsions et exiger une réglementation stricte sur le prix des loyers ».

La rencontre du 28 février, prévue à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine, doit permettre de mettre sur les rails la plateforme européenne de lutte contre le sans-abrisme. Lancée en juin 2021 à Lisbonne (lire sur AEF info), elle était présentée comme la pièce maîtresse de la coopération européenne en la matière, au travers du partage de connaissances et de retours d’expériences entre États membres, afin de tenter d’éradiquer le sans-abrisme d’ici à 2030. Or « la Commission européenne hésite encore sur la manière de faire vivre cette plateforme et sur le niveau d’ambition qu’elle souhaite lui donner », indique Maria José Aldanas, responsable des politiques à la Feantsa, qui a contribué à son lancement. Selon elle, la réunion de la semaine prochaine doit aboutir à l’approbation d’une « feuille de route sur une année » pour la mise en œuvre d’une stratégie européenne de lutte contre le sans-abrisme.

« Il suffit d’avoir la Volonté politique »

En tant que partenaire de la plateforme au titre des ONG, la Feantsa « alimentera cette feuille de route dès lors qu’elle connaîtra son programme de travail ». Elle fera notamment en sorte d’intégrer « la lutte contre les expulsions dans cette feuille de route, car cela doit constituer l’un des mandats de cette plateforme si la Commission européenne veut éradiquer le sans-abrisme en 2030 ».

« Nous plaçons beaucoup d’espoirs dans cette rencontre mais nous restons prudents », nuance Maria José Aldanas. « Nous mettons la pression sur la Commission européenne pour que cette plateforme devienne une réalité », assure-t-elle, inquiète, toutefois, de « l’implication de chaque État membre » pour faire aboutir cette plateforme. D’autant que des outils financiers existent pour tenter d’éradiquer le sans-abrisme d’ici à 2030, à l’instar du FSE, des Feder ou encore des offres de prêts et de garanties de la Banque européenne d’investissement via « Invest EU ». « Ils ont les politiques publiques et les fonds pour le faire, il suffit d’avoir la volonté politique », plaide Maria José Aldanas.

Plans de relance

À défaut de pouvoir influer réellement sur le contenu des rencontres ministérielles, les associations de locataires estiment qu’elles peuvent avoir voix au chapitre dans les plans de relance des différents États membres, qui ont mobilisé en partie les financements en prêts et subventions du plan de relance européen. Ces politiques de relance « prévoient, pour de nombreux pays, des financements pour la construction neutre en carbone et l’efficacité énergétique des bâtiments », rappelle Heidrun Maier-de-Kruijff, secrétaire générale de l’Association autrichienne des services publics. Elle considère que « les associations de locataires peuvent encore faire pression pour s’assurer, dans leurs pays respectifs, que ces financements vont bien dans la bonne direction, à savoir des projets permettant d’avoir des logements accessibles et abordables ».

Olga Nassis, coordinatrice de l’AIH en Grèce, a souligné que, sur la base de l’étude technique réalisée par Takis Korkolis, ancien secrétaire général pour les fonds structurels européens au ministère du développement du gouvernement Tsipras, il est possible de demander à l’UE de renégocier les plans de relance afin d’y inclure un financement important pour le logement public. Mais il est urgent de le faire très vite car les fonds doivent être investis d’ici 2026.

Du reste, « le logement digne ne doit pas se résumer à un slogan, il faut mener des actions politiques au niveau national et international », martèle Cesare Ottolini. Qui compte notamment sur la mobilisation des 26 et 27 mars prochains, dans le cadre des Journées Logement lancées par la Coalition européenne d’action pour le droit au logement. L’Alliance Internationale des Habitants envisage, en outre, la rédaction d’une déclaration commune en amont du Mipim, qui doit se tenir à Cannes du 15 au 18 mars, pour alerter contre « la financiarisation du logement ».

👉 Voire la video https://fb.watch/br50N8dc1C/

(FR) Assemblée Européenne des Habitant-e-s. Défendre le droit au logement (aussi) en Europe – 21/02/2022 https://www.facebook.com/habitants.org/posts/473330871127860

(EN) European Inhabitants Assembly. Let’s defend the right to housing (also) in Europe – 21/02/2022 https://www.facebook.com/habitants.org/posts/473313834462897

(ES) Asamblea Europea de Habitantes. Defender el derecho a la vivienda (también) en Europa https://www.facebook.com/habitants.org/posts/473326214461659

(IT) Assemblea Europea degli Abitanti. Difendiamo il diritto alla casa (anche) in Europa – 21/02/2022 https://www.facebook.com/habitants.org/posts/473335164460764

Documentation du projet Echo

Face au sentiment d’injustice et aux multiples indignations citoyennes, afin de dépasser le sentiment d’impuissance et de donner des alternatives aux coups de colère isolés, l’association Echo tente de faire naître une Alliance Citoyenne capable de mener campagnes et actions pour l’intérêt collectif et ainsi de développer une confiance à agir ensemble.

Fondée en Septembre 2010, l’association se donne pour objectif de construire avec les habitants de l’agglomération de Grenoble une alliance large rassemblant les différentes formes de collectifs dans les quartiers (associations sportives, collectifs de parents d’élèves, amicales de locataires, associations d’étudiants, associations culturelles, associations religieuses, etc.). Echo s’inspire des expériences américaines et londoniennes (London Citizens ) de « community organizing » héritées du sociologue américain Saul Alinsky. L’un des défis de Echo est donc d’adapter ces méthodes d’organisation citoyenne au contexte français.

Le projet de l’équipe d’Echo commence à se concrétiser après plusieurs mois. Depuis le printemps 2011, certains se sont retrouvés pour lutter contre l’augmentation des charges à la Villeneuve. D’autres ont travaillé pour demander un véritable service d’accueil pour les étudiants étrangers. Une campagne rassemblant jeunes et artistes est mise en place pour se réapproprier les équipements et les espaces publics. Un autre groupe s’est réuni à deux reprises pour agir et améliorer la situation des écoles. D’autres enfin ont réfléchi aux manières de mieux défendre les femmes de ménage accablées par des cadences éprouvantes.

L’expérimentation des méthodes du community organizing a aboutit à la création de l’Alliance Citoyenne le 4 décembre 2012. La force de mobilisation d’une telle alliance citoyenne a pour objectif l’expression et la défense des intérêts du plus grand nombre. La mise en place de campagnes et d’actions collectives non violentes doivent permettre aux citoyens organisés de devenir une force de propositions et de négociation incontournable face aux pouvoirs institutionnels et économiques de ce territoire.

Fondation et histoire - Alliance Citoyenne

Ressources :

4 décembre 2012: L’assemblée fondatrice de l’Alliance Citoyenne

Documentation

Alliance Citoyenne sur Wikipedié, https://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_citoyenne

David Gabriel, Compingt S., Roux A., 2012, Espace des Communautés et des Habitants Organisés. Expérimentation des méthodes du community organizing, Association ECHO. Livret qui retrace la genèse de l’Alliance Citoyenne de Grenoble

Cosmopolis : Focus Group sur les expériences de participation et d’émancipation

Les Focus Group prévus dans le projet Cosmopolis se sont déroulés à l’occasion d’une formation-action organisé à Grenoble le 5 et 6 novembre 2021 qui s’adressaient à toutes les personnes qui agissent ou souhaitent réfléchir sur les pratiques d’émancipation, la fabrique collective des lieux et des savoirs.

Vingt-cinq personnes étaient présentes de plusieurs villes, chacun-e arrivant avec son vécu, ses attentes et ses désirs. La rencontre s’est déroulée dans divers lieux : au café associatif le Barathym situé au Patio de la Villeneuve de Grenoble, sur la Place des Géants lors d’un atelier de rue de l’asso Madame Ruetabaga, à l’association Beyti dans le quartier St Bruno et dans la salle 150 de l’Arlequin.

Cette formation-action a été imaginée sous la forme de rencontres régionales sur la recherche-action. A Grenoble, le point de départ a été le lien entre les pratiques de pédagogie sociale et la coproduction des lieux et savoirs. C’était une étape pour discuter de plusieurs projets de recherche-action menés avec l’université populaire de la Villeneuve, l’Atelier Populaire d’Urbanisme, l’Alliance Citoyenne et le conseil citoyen Essarts Surieux et des chercheurs-euses.

En partant des actions menées depuis de nombreuses années à la Villeneuve de Grenoble et ailleurs, notre intention était d’inviter les participants à partager des méthodes, des pratiques, des ressentis, des stratégies qui participent à l’émancipation et la transformation sociale.

Nous avons proposé un tiers-espace pour favoriser les échanges et les alliances dans nos initiatives de recherche-action. Nous sommes partis de quelques problématiques initiales, comme le rôle de l’espace public dans la pédagogie sociale et le renforcement de la place des habitants dans les projets de rénovation urbaine pour élargir à des problématiques transversales, en faisant toujours le lien avec le quotidien.

Le vendredi après midi,nous avons créé 3 Focus-groupe pour partager nos expériences de participation et d’émancipation. Chaque groupe avait la possibilité de restituer ces expériences aux autres membres, mais nous n’avons pas eu le temps de le faire.

W. : ce qui se passe dans un quartier c’est un grand théâtre. Mon expérience de participation, c’est les 5 jours de formation sur les conseils citoyens. Je me suis rendu compte que le problème que j’ai dans mon quartier, c’est dans toute la France.

C. : je mène un projet d’accompagnement international de jeunes sur la transition des territoires. La participation se fait en utilisant une messagerie électronique. On réalise un diagnostic de territoire pour définir des thématiques comme le réchauffement climatique et la paix. On travaille sur des jeux de respiration pour gérer le stress.

L. : expérience de participation avec la plateforme contre les hypothèques (PAH) à Barcelone pour défendre le droit au logement suite à la crise économique de 2009. Tous les lundis, il y avait une réunion porte ouverte. On se mobilisation également contre les expulsions, on se donnant rendez vous le matin à 7 heures. Il y avait beaucoup de femmes qui habitait ensemble en squattant un immeuble.

Les deux jours se sont terminés par une action de collage. En s’inspirant des diggers,
nous souhaitons créer des espaces et des moments de contre-culture.

Le focus-groupe sur la participation s’est déroulé avec le soutien de

Echange international Team 4 Team

Depuis le printemps 2021, Next Planning participe au programme d’échange TEAM4TEAM géré par ALDA et MEDAR, et qui a pour objectif d’engager les participants dans un processus d’échange international. L’objectif est de favoriser l’interconnexion entre les organisations de la société civile turque, française et espagnole qui travaillent pour favoriser l’intégration citoyenne en utilisant plusieurs outils et méthodologies comme le numérique, l’entrepreneuriat social et des actions dans l’espace public.

Dans le cadre ce programme, nous avons imaginé le projet « Cosmopolis » avec l’organisation Syqmbioz Activite et Platoniq.

Nous avons décidé de travailler sur les questions d’inclusion, de participation et d’urbanisme dans l’objectif d’améliorer l’inclusion des personnes dans la société en utilisant divers outils de renforcement du pouvoir d’agir et des capacités pour favoriser la participation citoyenne. L’ensemble de ce travail aboutira à l’organisation d’une action créative dans l’espace public et l’écriture d’un rapport autour de trois axes : inclusion, participation et urbanisme.

Les objectifs sont :

-Améliorer l’inclusion des personnes dans la société et favoriser les échanges d’expériences dans différents contextes :
-Rendre durable les moyens de vie des personnes exclues, dont les personnes handicapées, à travers des projets inclusifs et culturels.
-Développer la participation des citoyens en utilisant des outils numériques

-Améliorer l’inclusion des personnes dans la société et favoriser les échanges d’expériences dans différents contextes :
-Rendre durable les moyens de vie des personnes exclues, dont les personnes handicapées, à travers des projets inclusifs et culturels.
-Développer la participation des citoyens en utilisant des outils numériques
-Organiser des actions dans l’espace public pour faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables

La participation de nos trois organisations au programme Team 4 Team est un engagement pour renforcer les échanges, les actions et la mobilité entre les sociétés civiles turques, espagnoles et françaises. Chacune de nos organisations possède des expériences reconnues dans son domaine de prédilection : Symbios Activites dans l’accompagnement des personnes handicapées, Platoniq dans la mise en place d’outils numériques favorisant la participation comme la plateforme Decidim et Next Planning dans le domaine de l’urbanisme participatif avec la création d’Atelier Populaire d’Urbanisme (APU).

Présentation des partenaires

Symbioz Aktivite est un centre d’activités créé dans le but de guider les entrepreneurs sociaux à chaque étape avec ses programmes de pré-programme et d’incubation, en présentant l’entrepreneuriat social aux personnes ayant un potentiel entrepreneurial, en offrant des opportunités de transformer leurs idées en affaires. Avec l’entrepreneuriat social, notre objectif est de permettre aux personnes ayant des besoins particuliers de participer à l’emploi, de socialiser avec des entrepreneurs sociaux et de devenir des citoyens actifs et de faire gagner aux individus avec des activités les compétences de vie indépendantes nécessaires pour continuer leur vie sans dépendance des autres dans la société.
Notre expérience est de faire gagner aux individus avec des activités les compétences de vie indépendantes nécessaires pour continuer leur vie sans dépendance des autres dans la société.

Platoniq est une équipe d’innovateurs sociaux et de développeurs de plateformes numériques basée en Espagne. Depuis 2005, l’équipe mène des activités et des projets axés sur le patrimoine culturel, la collaboration et le partage, où les usages sociaux des TIC et des réseaux sont appliqués pour renforcer la co-création, l’auto-formation, l’entrepreneuriat social et l’organisation des citoyens. Le travail de Platoniq génère des applications logicielles innovantes et des méthodes de formation approuvées par plusieurs institutions nationales et internationales. L’organisation conçoit des espaces physiques ouverts et inclusifs pour améliorer l’impact des initiatives civiques, en testant et en validant des moyens efficaces d’encourager l’engagement progressif et la participation à long terme à l’intelligence collective. Platoniq bénéficie d’une expérience largement reconnue dans le développement et l’amélioration de Decidim, une plateforme de participation citoyenne visant à améliorer la prise de décision démocratique des institutions ou des organisations privées. Platoniq a contribué à Decidim en créant des améliorations et nouvelles fonctionnalités. Certaines de ces fonctionnalités ont déjà été intégrées dans le code principal, d’autres sont fournies sous forme de modules indépendants, disponibles en option, et d’autres encore sont en cours de développement. La mairie de Barcelone est le créateur initial du projet et son principal soutien, mais l’association Decidim, dont fait partie Platoniq, est chargée de la gouvernance du projet.

L’association Next Planning a pour but l’expérimentation, la recherche, la capitalisation et diffusion de méthodes d’urbanisme participatif pour favoriser les communs, le droit à la ville et un nouveau municipalisme qui renforce la transition écologique des territoires. L’association contribue à l’émergence, l’animation et la structuration d’Atelier Populaire d’Urbanisme (APU) dans un esprit d’interpellation et de co-construction des politiques publiques. L’association Next Planning facilite la création et l’accompagnement d’Atelier Populaire d’Urbanisme (APU). Un Atelier Populaire d’Urbanisme est un espace d’organisation des habitants et leurs soutiens (comités d’habitants, associations, professionnels…) pour élaborer des projets d’urbanisme participatif qui défendent les intérêts des habitants des quartiers populaires. Ils sont souvent créés à la suite de plan d’urbanisme imposés par les pouvoirs publics ou privés qui sont contestés par des collectifs d’habitants. Un Atelier Populaire d’Urbanisme permet d’imaginer collectivement un contre-projet élaboré par les habitants avec le soutien de professionnels, experts, étudiants ou universitaires. Les APU visent à transformer les politiques urbaines et mettre en œuvre le Droit à la Ville.