1 2 3

Vous êtes ici

Inauguration du 40 galerie de l'Arlequin : doléances des habitants

0 Commentaires

Après avoir subi les démolitions du 50 et du silo puis la reconstruction d’un parking à étages, les actuels habitants du 40 vivent depuis 2014 dans un environnement de chantier perpétuel. A ce jour, 45 familles cohabitent avec des travaux d’une importance insoupçonnée et doivent subir quotidiennement tout ce que ça implique. A noter aussi les répercussions sur les habitants du 30 dont les logements jouxtent le 40 (cf doléances spécifique).
Les habitants du 40 sont exténués, exaspérés, même s’ils conviennent que les travaux réalisés améliorent le confort des logements bien mieux isolés et les parties communes : coursives, nouveaux ascenseurs, halls d'entrée.
Ils n’avaient pas mesuré l’ampleur et la prégnance de ce chantier. Ils savaient qu’une réhabilitation en site occupé entraîne forcément des désagréments et étaient prêts à faire avec, mais la complexité, les aléas, la durée de ce chantier rendent leur vie quotidienne insupportable.

Voici les paroles recueillies par la CSF et l’Association Du 30-40 lors des fréquentes rencontres depuis le début de la réhabilitation et transmises à la SDH  avec les habitants-relais de coursive :

Insécurité, situation anxiogène pour les rares habitants restants : coursives vides, logements vacants squattés, cambriolages… problème des clés qui circulent. Peur d’être repéré si on alerte sur des choses anormales.
Au niveau galerie = circulation piétonne difficile dans un dédale changeant sans cesse entre palissades de tôles.
Pas de présence humaine pour surveiller le chantier : caméra ? Connaissance d’actes délictueux.

Bruit tout le temps, de façon aléatoire. L’immeuble résonne. Vacarme assourdissant.

Poussière, dépôts blanchâtres d’où obligation de sans arrêt nettoyer le logement

Travaux tout le temps et partout, sans cohérence : logement, coursives, halls, entrée, démolition de la mezzanine. Pour exemple : alors que le sol d’une coursive vient d’être rénové, des travaux de ponçage extrêmement bruyants et provoquant un véritable nuage de poussière blanche importantes sont menés actuellement.

Cohabitation habitants-ouvriers à la fois cordiale et pas évidente : Sentiment que les habitants gênent les ouvriers et que les ouvriers gênent les habitants : les ouvriers se conduisent comme si personne n’habitait sur place.

Horaires du chantier. Travaux même le week end. Les ouvriers logés sur place travaillent hors horaire et le dimanche.

Finitions qui n’en finissent pas. Promesse non tenue par Eiffage de regrouper en priorité les travaux de finitions dans les logements occupés. Des interventions ponctuelles sont menées actuellement dans ces logements. Des rendez-vous parfois non respectés

Inégalité entre travaux dans les logements occupés et rénovation de certains logements vacants (non prévues dans la convention de réhabilitation d’origine) alors que tous les habitants verront leurs loyers augmenter.

Ascenseurs sur-utilisés pour les travaux, souvent en panne. Cabines nouveaux ascenseurs du 42 trop petites.

Coupures d’eau, d’électricité, de chauffage. Problèmes sur le fonctionnement des VMC.

Détecteurs de fumée qui se déclenchent sans raison. Pas de consignes expliquant leur utilisation.

Etat des parties communes. Nettoyage ne sert à rien. Pèsera pourtant sur les charges.

Manque d’information sur les prévisions de travaux. Echéances non tenues.

Manque de personne faisant le lien entre habitants et responsables-chantier : à qui peuvent s’adresser les habitants depuis le départ d’Agatha (Eiffage) ?

Paliers ascenseurs côté 42 en caillebotis métallique. Problème pour circuler avec talons, poussettes, cannes. Déception / images présentées. Sentiment d’insécurité, vertige. Pas accueillants. Pour 1er appt : bruit, froid…

Boîtes aux lettres beaucoup trop basses.

Les habitants occupant actuellement des logements au 40 s’organisent collectivement pour demander à la SDH un dédommagement financier à la hauteur des nuisances qu’ils ont subies depuis près de 3 ans et subissent encore. Une pétition est en cours.

Contacts : Association 30-40 : 06.61.04.68.07 ou CSF : 04.76.44.57.71