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(Revue de Presse) Des habitants de la Villeneuve réclament « l’arrêt des démolitions »

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(Photo Crédit : APU)
Urbanisme - Outre le 160 galerie de l’Arlequin, le 90 est également menacé de destruction

(Revue de Presse) Des habitants de la Villeneuve réclament « l’arrêt des démolitions »
Par Hélène DELARROQUA | Le Dauphiné Libéré / Publié le 02/10/2016

Comme David Gabriel, membre de l’APU, Lucienne et Elisabeth se disent « choquées par l’absence de démocratie » sur le projet de réhabilitation de la Villeneuve. « En période de crise du logement, est-ce astucieux de détruire ce qui existe ? » Et de réclamer plutôt « plus d’actions sociales et d’éducateurs ».

En préalable à la réunion publique sur la réhabilitation urbaine du quartier de la Villeneuve, mercredi soir au Patio (lire par ailleurs), l’Atelier populaire d’urbanisme (APU) a organisé une conférence de presse pour porter quatre revendications majeures : l’arrêt des projets de démolition, des commerces étant notamment concernés ; l’arrêt du « chantage exercé par l’État sur la municipalité » ; la mise en place d’une « vraie co-construction », ainsi que des « mesures immédiates pour améliorer les écoles et le travail des jeunes ».

L’APU se présente comme un « espace autonome et indépendant », selon les explications de David Gabriel. S’y réunissent habitants, architectes, géographes et urbanistes pour élaborer depuis fin 2012 une « alternative » à la réhabilitation urbaine déjà à l’œuvre dans le quartier.
Quid des locaux associatifs ?

Tous s’indignent de l’exigence de l’État, par la voix du préfet et de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), de finaliser le projet de démolition du 160 galerie de l’Arlequin et le 60 de cette même galerie, où se trouve l’ensemble des services publics du quartier.

Pour l’instant, la méthode employée est qualifiée de « consternante » et « anormale » par David Gabriel, que le resserrement de l’équipe pluridisciplinaire autour des architectes « inquiète beaucoup ». Il estime que l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) opère à la Villeneuve une véritable « attaque contre le logement social ». Et quel devenir pour les galeries et les locaux associatifs ? L’APU souhaite qu’on leur prouve « par des études claires et ouvertes que c’est la meilleure solution ». Et David Gabriel d’enfoncer le clou : « Avec la crise du logement et des réfugiés, répondre par la démolition n’est pas du tout à la hauteur de la situation. »